Non de nom

Entre le blanc et le noir, entre démonstration et contemplation, entre mouvement et mobilité, entre lenteur et geste subit, entre appréhension et prévisibilité, le corps-sculpture oscille dans un va-et-vient d’apparitions et de disparitions.

Une intériorité entre-ouverte, à demi révélée.
Entre présence et absence. Le corps-matière. Le corps-lumière. Le corps sonore. L’intérieur et l’extérieur se fondent l’un dans l’autre.


Le corps n’est plus.
Dans ce pont entre l’obscurité et la lumière. L’être se dissout.


Ariane Plante

CRÉDITS

Un projet de Line Nault – conception et direction chorégraphique
Audrey Bergeron, Tony Chong, Jessica Serli et Peter Trosztmer – performance
Alexandre St-Onge – performance espace lointain
Alexandre Burton – lutherie numérique et dispositif médiatique audio-visuel
Simon Guilbault – lumière et scénographie
Elen Ewing – costumes
Ariane Plante – accompagnatrice et carnets Non de nom
Philémon Crête – direction photo Refuges et Fleurs
Brigitte Breault – création et fabrication Fleurs
Victor Burton Dallaire – musique Escalier
Guillaume Arsenault – assistance et consultation technologique

Non de nom a reçu l’appui financier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Conseil des Arts du Canada.

Les logiciels de traitement d’images et de son ont été réalisés dans le cadre d’une résidence au laboratoire de lutherie numérique d’Artificiel

Une production de Line Nault et du studio Artificiel.

Résidences: Maison de la culture Notre-Dame-de-Grâce et Agora de la danse

 

PRÉSENTATIONS

Agora de la danse – 18 au 21 octobre 2021

[2020, installation-performance]

Fondé sur la question de l’anonymat et sur les notions d’identité et d’altérité entre le vu et le perçu à l’ère du numérique, Non de nom prend la forme d’un laboratoire vivant qui allie installation, performance, mouvement et arts numériques. Interrogeant la construction et la dissolution des identités individuelles dans une perspective de mémoire et de prolifération médiatique, l’œuvre déploie une étrange maisonnée où évoluent des non-personnages en quête de leur vrai soi.

Conceptuellement, cette quête est appuyée par le développement d’outils technologiques et de dispositifs de diffusion d’images et de son intégrés au lieu d’exposition. Celui-ci est divisé en quatre stations principales au sein desquelles le spectateur déambule librement. Les quatre performeurs parcourent ce même espace et s’établissent provisoirement dans l’une ou l’autre des installations pour explorer leurs identités non fixées à travers différentes actions. Des endroits adjacents à la salle de représentation sont eux aussi habités par les interprètes; ces refuges sont rendus accessibles au public grâce à un dispositif médiatique. Il existe également un espace lointain incarné par la présence fantomatique d’un cinquième protagoniste qui performe depuis une autre ville.

Lorsque les interprètes sont physiquement absents, les traces visuelles et sonores de leurs passages s’entremêlent et animent le lieu d’exposition où prolifèrent une multitude d’écrans. Cette transmission différée permet au spectateur d’entrevoir de nombreuses couches temporelles simultanément et c’est lorsque le performeur surgit que la concordance entre le temps et l’espace réels est restaurée. La technologie interactive dévoile ici de façon poétique le caractère construit propre au rapport entre la réalité et la perception.

Non de nom a quelque chose d’insaisissable et contient des couches de sens et d’interprétation densément assemblées. Ouverte, figurative et abstraite à la fois, cette œuvre puise dans l’inconscient pour construire et déconstruire.

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